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[Dossier]

#Election2017 : la guerre des réseaux sociaux est lancée !

Élection de Trump aux USA, résultats inattendus aux primaires de gauche et de droite, émergence de Macron parmi les favoris, le paysage politico-médiatique a affronté ses dernières semaines des situations jusqu’alors inenvisageables. 2017 est la preuve qu’aucun sondage ne peut plus prévaloir des résultats d’une élection… Les réseaux sociaux sont-ils responsables de ces bouleversements ? Quel candidat remporte la bataille des réseaux sociaux ? On vous dit tout !

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Les réseaux sociaux : une caisse de résonance pour favoris et challengers

Malgré un assouplissement de celle-ci l’année dernière, la loi sur les temps de parole prime sur les médias traditionnels… Ou en tout cas sur le papier ! Dans les faits, l’affrontement entre presse traditionnelle et cadors politiques ne laisse que peu d’espace aux « petits candidats ». Difficile pour les challengers de se faire entendre et donc impossible d’exprimer leur vision et encore moins d’argumenter sur un programme politique ! Vous rappelez-vous de la dernière interview télé de Jean Lasalle ? Connaissez-vous les grandes lignes du programme politique de Nicolas Dupont-Aignan ?

Les réseaux sociaux redistribuent les cartes de la campagne… En effet, sur les réseaux sociaux, pas d’inégalités de temps de parole ! Un candidat qui structure correctement sa com’ sur Facebook, Twitter, YouTube (et dans certains cas Snapchat), a à sa disposition de puissants outils pour valoriser ses idées, intervenir en temps réel sur l’actualité, mais aussi engager le plus grand nombre sur ses convictions et générer des conversions… euuuh des votes ! Qu’il soit parmi les favoris des sondages ou challenger, il possède à priori les mêmes moyens techniques et la même audience potentielle. Une sorte de terrain neutre (jusqu’à preuve du contraire) où chacun peut s’exprimer et s’affronter à armes égales.

L’électeur bénéficie également de ce bouleversement ! Grâce aux réseaux sociaux, il a sur son smartphone, son ordinateur ou sa tablette l’ensemble de l’offre politique et peut se faire son propre avis (voir en changer) en évitant le filtre des médias traditionnels. Il reprend le pouvoir de ses opinions, peut s’exprimer « librement » et ouvrir le débat, mais aussi interagir directement avec des candidats. Il joue un rôle d’arbitre entre tous les candidats et pas seulement entre ceux que les médias traditionnels veulent bien lui montrer.

Marine Le Pen, reine de Facebook et Twitter

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La femme du match : Marine Le Pen (9/10)
La candidate frontiste s’impose largement sur les réseaux sociaux. Aussi bien sur Facebook que sur Twitter, elle bénéficie du meilleur taux d’engagement (mesure les interactions avec les internautes), et une communauté deux fois plus large que n’importe quel autre candidat.
François Fillon fait également figure de bon élève avec une bonne fréquence de publication et un fort taux d’engagement sur ses pages communautaires. Une communauté plus soudée que jamais, même suite aux récentes révélations à son sujet.
Jean Luc Mélanchon mobilise beaucoup d’internautes sur Facebook où il bénéficie d’un fort taux d’engagement, mais est plus en difficulté sur Twitter où ses prises paroles sont plus fréquentes et moins reprises. C’est l’inverse pour Emmanuel Macron qui se situe dans la tranche haute des candidats sur Twitter, mais est plus en retrait sur Facebook.
Le bonnêt d’âne : Benoit Hamon (3/10)
Le candidat de gauche est en grande difficulté aussi bien en termes de visibilité que d’engagement. Autre signe évocateur, les leaders d’opinion ne parlent pas de lui, l’auteur le plus influent à son propos n’est autre que… lui même ! Dernier indicateur de popularité intéressant, le contenu des messages le concernant avec l’analyse des émojis. On voit que les émojis utilisés ne sont, pour la plupart, pas très positifs.

Difficile de mesurer si « likes » et autres « retweets » auront une incidence sur les résultats de l’élection, mais les réseaux sociaux constituent à coup sûr un baromètre en temps réel de l’opinion politique grâce aux réactions des internautes. Ils représentent une alternative agile aux sondages classiques et peuvent même se révéler plus précis : Francois Fillon et Benoît Hamon, tous deux élus à la surprise générale, étaient pourtant les deux candidats qui marchaient le mieux sur les réseaux sociaux avant leur victoire aux primaires ! À bon entendeur…

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